Lirac, Cru des Côtes du Rhône

Le Cru Trésor de la Côte du Rhône Gardoise Vin Lirac

L’AOC Lirac se situe à 15 kilomètres au Nord Ouest d’Avignon, sur la rive droite du Rhône, dans le département du Gard. Elle s’étend sur un territoire méditerranéen, baigné de lumière et ouvert au mistral. Les 750 hectares 4 communes: Lirac, Saint Génies de Comolas, Saint Laurent des Arbres et Roquemaure, berceau des Côtes du Rhône. Les trois terroirs du Cru Lirac naissent de vins de haute expression depuis l’antiquité.

50
%
720
Hectares
21 080

Hl

50% de la production exportée
Sur quatre communes
Volume moyen produit chaque année
70
%
0

%

0
%
Rouge
Blanc
Rosé

Le Cru Lirac et la Côte du Rhône  Déjà une histoire de terroir au XVIe siècle Vin Lirac

La nature comme l’histoire a placé le vignoble de Lirac parmi les hauts lieux des Côtes du Rhône. Au XVIe siècle, les vins de Lirac appréciés pour leur qualité et leur richesse, sont présents sur les tables des grandes cours royales en France et à l’étranger. Ces vins ont également les honneurs des amateurs éclairés de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie parisienne.

 

La commune de Saint-Laurent-des-Arbres inscrite dans l’aire d’appellation, porte encore les traces de ce passé fastueux: ancienne enclave du diocèse d’Avignon, elle abritait une vigne appartenant aux évêques. Celle-ci, entourant le château du village facilement reconnaissable avec son donjon à échauguette, produisait suffisamment de vin pour envoyer de l’autre côté du fleuve, à titre de dîme, «cinq vaisseaux de vin rouge, pris à ras de cuve».

De «la Côte du Rhône» à l’A.O.C.LiracVin Lirac

 

La vigne figure parmi les ressources locales depuis deux millénaires.
Au cours des siècles, le port de Roquemaure est devenu puissant et prospère. C’est de là que partent
les vins de la Côte du Rhône; pour Paris, l’Angleterre ou la Hollande. Au XVIe siècle, l’histoire
s’accélère : les vins de Lirac, déjà très appréciés des grands de ce monde, sont présents sur les
tables des grandes cours royales, en France et à l’étranger. La commune de Saint-Laurent-des-Arbres
porte encore les traces de ce passé fastueux : ancienne enclave du diocèse d’Avignon, elle abritait
une vigne, appartenant aux évêques. Celle-ci, entourant le château du village, facilement
reconnaissable avec son donjon à échauguette, produisait suffisamment de vin pour envoyer, de
l’autre côté du fleuve, à titre de dîme, « cinq vaisseaux de vin rouge, pris à ras de cuve ».
Dès 1737, afin d’éviter les usurpations du nom, les vignerons avaient le droit de frapper leurs
barriques du sigle C.d.R. pour « Côte du Rhône » pour procéder à l’authentification des vins. Le Cru
Lirac est donc à l’origine de la Côte, qui par extension a désigné l’ensemble des vins des Côtes du
Rhône.
En 1904, le Comte Henri de Régis de Gatimel hérite du Château de Ségriès, encore présent
aujourd’hui au sein de l’appellation. Le domaine ne tire alors ses ressources que de quelques
céréales, de vers à soie et d’un modeste vignoble.
En 1925, il décide de replanter le vignoble tel qu’il existait à l’ère romaine. Dans la décennie suivante,
il entame un combat pour faire classer le terroir de Lirac en A.O.C. Avec succès : le 11 octobre 1945,
l’appellation fait l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le Tribunal d’Uzès et l’AOC Lirac est définie
par le décret du 14 octobre 1947. La nouvelle appellation devient le premier Cru des Côtes du Rhône
à produire des vins de trois couleurs : rouge, rosé, blanc.